Pourquoi je me sens toujours épuisé.e ? Et si je portais ce qui appartient aux autres ?

Vous dormez, mais vous vous réveillez déjà fatigué.e.

Vous essayez de vous coucher plus tôt, de ralentir ou de prendre quelques jours de repos… Pourtant, cette sensation d’épuisement revient. Parfois dès le matin, avant même que la journée ait réellement commencé.

Et si cette fatigue ne venait pas seulement de tout ce que vous faites ?

Et si elle venait aussi de tout ce que vous portez ?

Il existe des fatigues que le sommeil suffit à apaiser.

Et puis il y a celles qui semblent plus profondes. Celles qui s’installent dans le corps et donnent l’impression d’avancer avec un poids invisible.

Elles peuvent parler de tensions accumulées, d’émotions retenues, de responsabilités prises en charge depuis longtemps… et de tout ce que vous portez peut-être encore en silence.

Quand le repos ne suffit plus

La fatigue peut avoir de nombreuses causes : un sommeil insuffisant ou peu réparateur, un rythme de vie intense, des changements hormonaux, une carence ou un problème de santé.

Une fatigue persistante ou inhabituelle mérite donc toujours d’être abordée avec un professionnel de santé afin d’en rechercher les causes physiques.

Mais il arrive aussi que les examens soient rassurants et que, malgré le repos, l’épuisement reste présent.

Le corps s’arrête, mais à l’intérieur, quelque chose continue de travailler.

Vous anticipez, vous analysez, vous vous inquiétez. Vous repensez à ce que vous auriez pu dire ou faire autrement. Vous surveillez les réactions des autres. Vous cherchez des solutions et tentez de maintenir l’équilibre autour de vous.

Votre corps est immobile, tandis que votre système intérieur reste en vigilance.

Être fatigué.e de porter plutôt que de faire

Certaines personnes ne portent pas seulement leurs propres responsabilités.

Elles portent aussi les émotions de leurs proches, les tensions familiales, les inquiétudes des autres, la peur de décevoir ou la responsabilité du bien-être de chacun.

Elles deviennent celles sur qui l’on peut compter.

Celles qui rassurent.

Celles qui trouvent une solution.

Celles qui tiennent, même lorsqu’elles auraient elles-mêmes besoin d’être soutenues.

Cette manière de fonctionner peut sembler naturelle, généreuse ou évidente. Pourtant, elle demande une énergie immense.

À force de prendre soin de l’équilibre extérieur, il reste parfois peu de place pour écouter ce qui se passe à l’intérieur.

Je dois tenir pour les autres

Derrière cet épuisement se cachent parfois des règles intérieures profondément installées :

« Je dois être fort.e. »

« Je dois gérer. »

« Je dois éviter de faire de la peine. »

« Je dois aider. »

« Je dois tenir pour les autres. »

Certaines personnes ont appris très tôt à devenir sages, autonomes ou responsables.

Elles ont observé l’humeur des adultes, cherché à préserver la paix familiale, protégé un parent fragile ou fait en sorte de ne pas ajouter de difficulté.

L’enfant a alors développé de grandes capacités d’adaptation. Il a appris à anticiper, à comprendre les autres et à prendre soin d’eux.

Puis l’enfant grandit.

Pourtant, une partie de lui peut continuer à croire qu’elle doit tout surveiller et tout porter pour rester en sécurité, conserver sa place ou préserver les liens.

Porter les émotions des autres

Il existe une différence entre être sensible aux émotions d’une personne et se sentir responsable de les faire disparaître.

Vous pouvez écouter la tristesse d’un proche sans avoir à la résoudre.

Vous pouvez accompagner une personne inquiète sans prendre son inquiétude à l’intérieur de vous.

Vous pouvez aimer quelqu’un tout en lui laissant la responsabilité de ses choix, de ses émotions et de son chemin.

Lorsque les limites intérieures deviennent floues, chaque tension peut pourtant être vécue comme une charge personnelle.

Une personne est contrariée, et vous cherchez immédiatement ce que vous avez fait de travers.

Un proche va mal, et vous vous sentez mobilisé.e pour trouver une solution.

Un conflit apparaît, et tout votre corps se tend.

Cette vigilance permanente finit naturellement par épuiser le corps et l’esprit.

Porter la culpabilité de se choisir

Certaines personnes savent prendre soin des autres, mais éprouvent de grandes difficultés à prendre soin d’elles-mêmes.

Se reposer peut faire apparaître une sensation d’inutilité.

Dire non peut provoquer de la culpabilité.

Demander de l’aide peut sembler difficile.

Prendre du temps pour soi peut donner l’impression d’être égoïste.

Alors elles attendent d’avoir tout terminé pour souffler.

Le travail, les tâches, les besoins de chacun, les problèmes à résoudre…

Seulement, la liste se renouvelle continuellement.

Le moment de récupérer est toujours repoussé à plus tard, jusqu’à ce que le corps impose lui-même le ralentissement.

Porter des rôles devenus trop lourds

Nous continuons parfois à porter des rôles qui ont autrefois été utiles, mais qui ne correspondent plus à notre vie actuelle :

La personne forte.

Celle qui ne dérange jamais.

Le sauveur.

La personne parfaite.

Celle qui comprend et pardonne toujours.

Celui qui encaisse en silence.

Ces rôles ont souvent une intention positive. Ils ont cherché à préserver un lien, à obtenir de la reconnaissance, à éviter le rejet ou à maintenir une forme de sécurité.

Il ne s’agit donc pas de les rejeter.

Il s’agit de reconnaître ce qu’ils ont tenté de faire pour vous, puis de leur permettre d’évoluer avec la personne que vous êtes devenue aujourd’hui.

Qu’est-ce qui vous appartient réellement ?

Vous portez peut-être :

  • la peur de décevoir votre entourage ;
  • la responsabilité des choix d’un proche ;
  • les inquiétudes transmises par votre famille ;
  • l’obligation d’être disponible pour tout le monde ;
  • une culpabilité liée à des événements que vous ne pouviez pas contrôler ;
  • la croyance que votre valeur dépend de ce que vous faites pour les autres ;
  • des blessures anciennes qui maintiennent votre corps en état d’alerte.

Ces charges se sont parfois installées progressivement, par amour, par fidélité, par peur ou par habitude.

Vous avez voulu aider, protéger, réparer ou préserver le lien.

Seulement, ce qui a commencé comme une adaptation peut, avec le temps, devenir un poids.

Écouter sa fatigue autrement

Plutôt que de vous demander uniquement comment retrouver davantage d’énergie, vous pourriez aussi vous poser quelques questions :

Qu’est-ce qui consomme actuellement mon énergie ?

De qui est-ce que je me sens responsable ?

Qu’est-ce que je cherche constamment à contrôler, à éviter ou à réparer ?

Quelles émotions est-ce que je retiens pour préserver les autres ?

Qu’est-ce que je continue à faire par peur de décevoir ?

Qu’est-ce que je porte par amour, par culpabilité ou par habitude ?

Et parmi toutes ces charges, lesquelles m’appartiennent réellement aujourd’hui ?

Ces questions n’exigent pas une réponse immédiate. Elles peuvent simplement ouvrir un espace intérieur dans lequel la fatigue devient un message à écouter plutôt qu’un défaut à combattre.

Déposer ne signifie pas abandonner

Déposer une charge ne signifie pas devenir indifférent.e ni cesser d’aimer.

Cela signifie retrouver une place plus juste.

Vous pouvez aimer sans sauver.

Écouter sans absorber.

Aider sans vous épuiser.

Être présent.e sans vous oublier.

Lorsque chacun retrouve ce qui lui appartient, les relations peuvent devenir plus équilibrées. L’aide vient alors d’un choix conscient plutôt que d’une obligation intérieure accompagnée de peur ou de culpabilité.

Comment l’hypnose et le RITMO peuvent-ils aider ?

Il est parfois difficile de modifier ces fonctionnements uniquement par la réflexion.

Vous pouvez comprendre que vous en faites trop ou que vous prenez trop de responsabilités… et continuer malgré tout à réagir de la même manière.

Ces automatismes sont souvent liés à des expériences passées, à des apprentissages émotionnels et à des mécanismes de protection profondément intégrés.

L’hypnose peut aider à rencontrer ces fonctionnements intérieurs avec douceur, à reconnaître leur intention positive et à leur proposer une manière plus adaptée de vous protéger aujourd’hui.

Le RITMO, technique proche de l’EMDR, peut également contribuer à apaiser certaines expériences qui maintiennent encore le corps et l’esprit en état de vigilance.

L’objectif n’est pas d’effacer votre sensibilité ni votre capacité à prendre soin des autres.

Il s’agit de retrouver un équilibre.

Garder votre empathie tout en respectant vos limites.

Rester disponible tout en protégeant votre énergie.

Vous sentir concerné.e sans vous sentir responsable de tout.

Retrouver une énergie qui vous appartient

Peut-être que votre fatigue ne vous demande pas de faire davantage d’efforts.

Peut-être qu’elle vous invite à regarder tout ce que vous portez déjà.

Votre épuisement ne signifie pas que vous manquez de courage.

Il peut au contraire raconter combien vous avez été courageux.se longtemps.

Combien vous avez tenu.

Combien vous vous êtes adapté.e.

Combien vous avez pris soin.

Aujourd’hui, une autre forme de courage peut devenir possible : celui de vous écouter, de respecter vos limites, de demander du soutien et de rendre à chacun ce qui lui appartient.

Vous pouvez continuer à aimer les autres tout en vous offrant une place dans votre propre vie.

Et lorsque l’intérieur commence enfin à relâcher certaines charges, le corps peut progressivement retrouver l’espace nécessaire pour respirer, récupérer et renouer avec son énergie.

Vous vous reconnaissez dans cette fatigue profonde, cette impression de devoir toujours tenir ou de porter les émotions et les responsabilités des autres ?

L’hypnose et le RITMO peuvent vous aider à explorer l’origine de ces fonctionnements, à apaiser certaines charges émotionnelles anciennes et à retrouver une place plus juste, respectueuse de vos besoins.

Vous pouvez me contacter pour échanger sur votre situation et découvrir l’accompagnement qui pourrait vous convenir.

 

Je vous accueille en cabinet ou en visio-consultation.

Nathalie Aharonian
Hypnose & Thérapie

Femme apaisée déposant symboliquement les charges émotionnelles qui ne lui appartiennent pas

Comprendre ce que l’on vit est souvent le premier pas vers l’apaisement.