Hypnose Pays D'Aix Traumatisme : pourquoi le temps ne suffit pas toujours à guérir

On entend souvent cette phrase, dite avec de bonnes intentions :
« Avec le temps, ça passera. »
Et parfois… le temps passe.
Les années défilent.
La vie continue.
Mais à l’intérieur, quelque chose est restée figée.
Certaines personnes ont vécu un événement difficile il y a 5, 10, parfois 30 ans, et ressentent encore aujourd’hui :

  • Une angoisse soudaine et inexpliquée
  • Une réaction disproportionnée à certaines situations
  • Des blocages, des peurs, des phobies
  • Une fatigue émotionnelle chronique
  • Des sensations corporelles récurrentes

Alors une question revient souvent :
« Pourquoi ça ne passe pas, alors que tant de temps a passé ? »

Le temps apaise… mais ne traite pas toujours

Le temps peut aider à :

    • Prendre de la distance
    • Retrouver une forme de stabilité
    • Mettre des mots
    • Fonctionner à nouveau au quotidien
Mais le temps, à lui seul, ne “retraite” pas un traumatisme. Pourquoi ? Parce qu’un traumatisme n’est pas seulement un souvenir désagréable. C’est une empreinte émotionnelle et corporelle laissée par un événement vécu comme trop intense, trop soudain ou trop insécurisant pour être intégré sur le moment. Quand le cerveau survit au lieu de comprendre .

Lors d’un traumatisme, le cerveau passe en mode survie.

Il ne cherche pas à analyser, ni à comprendre. Il cherche à protéger. Certaines zones du cerveau, liées à la réflexion et à la logique, se mettent partiellement en retrait. D’autres prennent le relais : celles qui gèrent la peur, l’alerte, la fuite ou le figement.

Résultat :

  • L’événement n’est pas stocké comme un souvenir “normal”
  • Il reste enregistré comme une expérience toujours potentiellement dangereuse

La mémoire émotionnelle et corporelle

Le temps peut aider à :

Un traumatisme ne vit pas uniquement dans la tête. Il vit aussi dans :
    • Le corps
    • Les sensations
    • Les réflexes
    • Les émotions qui surgissent sans prévenir
Mais le temps, à lui seul, ne “retraite” pas un traumatisme.

Même des années plus tard, le corps et le système nerveux peuvent réagir comme si cela se produisait encore.

Pourquoi “penser autrement” ne suffit pas

Beaucoup de personnes ont compris, rationnellement, que :

  • Le danger est passé
  • Elles sont en sécurité aujourd’hui
  • Leur réaction est excessive

Et pourtant… le corps continue de réagir. Parce que le traumatisme ne se règle pas uniquement par la pensée. Il se situe à un niveau plus profond, souvent inconscient, où les mots ne suffisent pas.

Guérir, ce n’est pas oublier

  • Effacer le passé
  • Nier ce qui a été vécu
  • Revivre la souffrance

Cela signifie :

    • Permettre au système nerveux de comprendre que c’est terminé
    • Transformer la mémoire figée en souvenir intégré
    • Redonner au corps un sentiment de sécurité

C’est là que des approches comme l’hypnose thérapeutique ou le RITMO (dérivé de l’EMDR) prennent tout leur sens :
elles permettent de travailler là où le traumatisme est réellement enregistré, sans forcer, sans revivre violemment.

Et si ce n’était pas “vous le problème” ?
Si le temps n’a pas suffi, ce n’est pas parce que :

      • Vous êtes trop sensible
      • Vous exagérez
      • Vous n’avez pas fait assez d’efforts

C’est simplement parce que le traumatisme a besoin d’autre chose que du temps pour se transformer.
La bonne nouvelle, c’est que le cerveau et l’inconscient savent faire ce travail…
à condition d’être accompagnés de la bonne manière.

Rencontrons-nous !
À bientôt ! 

Nathalie

Le temps peut atténuer. Mais la guérison vient quand ce qui est resté bloqué peut enfin se remettre en mouvement. Et il n’est jamais trop tard pour cela.